13 Janvier 2009 : Paquet Pesticides - large majorité pour un compromis qui a le mérite d’exclure certains pesticides dangereux
Des points positifs…Le vote a eu lieu ce matin à Strasbourg, les députés du Parlement européen ont approuvé une série de mesures, notamment des critères visant à exclure les pesticides les plus dangereux. Après presque trois ans de discussions, l’UE a adopté une législation visant à éliminer les substances cancérogènes, mutagènes et neurotoxiques les plus préoccupantes.
De plus, les mesures approuvées par le Parlement permettront une plus grande protection des abeilles en Europe ce qui est essentiel quand on sait que les abeilles contribuent à la production de 80 millions de tonnes de produits alimentaires de l’UE..
… et des limites. Pourtant, alors que le nouvel accord sur les pesticides comporte de nombreuses mesures visant à mieux protéger la santé publique et l’environnement, d’autres éléments ont été grandement dilués lors des différentes discussions politiques.
Ainsi, les pesticides pouvant avoir des conséquences neurologiques et immunologiques graves pour le développement pré-natal des enfants n’ont pas fait l’objet de restrictions fortes.
De plus, aucune mesure forte non plus pour protéger les résidents des milieux agricoles pouvant être exposés aux pulvérisations de pesticides. Pas d’obligation européenne d’instauration minimale d’une zone tampon près des cours d’eau et pas d’interdiction pure et simple de l’usage des pesticides en milieu urbain, même si il y aura certaines restrictions d’usage.
« Malgré les pressions et les allégations ridicules de l’agro-industrie qui évoquait des risques de famine si ce compromis était adopté en l’état et l’ultime effort fait par certains élus conservateurs et pro-industrie visant à faire capoter la nouvelle législation pesticides, le Parlement européen a su adopter des textes qui contiennent des avancées notables. Ce texte constitue une première notamment en instaurant des critères visant à exclure les pesticides les plus dangereux. Cependant, il faudra encore batailler ferme pour que la définition des perturbateurs endocriniens soit prise rapidement et de manière la plus stricte possible. Nous regrettons aussi que l’UE soit désormais divisée en trois zones, ce qui permettra la mise sur le marché de plus de produits et de matières active dans certains pays de l’UE qui avaient choisi d’exclure certains pesticides pour des raisons sanitaires et environnementales. » déclare François Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe.


